Chers clients et amis de la ferme botanique de Kerveat,

Depuis la fondation de Kerveat (1er janvier 2018) et même avant, bon nombre de mes interlocuteurs, considérant l’intérêt de mon projet, m’ont encouragé à demander de l’aide par le biais d’une plateforme de financement participatif (ou crowfunding). J’avais toujours résisté à cette idée, craignant de fonder cette entreprise agricole sur des bases trop éloignées d’un modèle économique viable.

Je dois dire qu’il y a eu un premier financement participatif même s’il n’en avait pas le nom. Sachant que je ne pouvais bénéficier d’aucune forme d’aide à l’installation et qu’aucune banque n’aurait accepté de m’aider par le moindre crédit, des amis m’ont puissamment aidé par des dons ou des prêts. Grâce au déblocage d’une petite retraite complémentaire acquise au cours de l’une de mes étapes de vie professionnelle, grâce aussi aux premières ventes de Kerveat, j’ai pu rembourser la plus grande partie des prêts. Il en reste un d’un montant de 4000 euros que j’espérais rembourser avant l’été, notamment grâce aux fêtes des plantes.

La crise sanitaire qui s’aggrave en ce mois de mars 2020 et les mesures que les autorités doivent prendre pour en limiter les conséquences commencent dans notre métier à avoir les premiers effets dévastateurs : je reçois des messages m’annonçant l’annulation de fêtes des plantes auxquelles la ferme botanique devait exposer et, hélas, ces mauvaises nouvelles vont se multiplier. À ce jour et avant que l’activité du site Internet ne prenne tout son essor, les recettes des fêtes des plantes de printemps représentent plus de 50% de l’activité de la ferme.

Pour ces manifestations, nous avons dû faire de nouvelles dépenses qui vont au-delà de l’achat et du montage de serres-tunnel ou de terreau et de pots. Le vieux véhicule qui permet notamment d’apporter les aeonium à ces fêtes ne passait pas le contrôle technique cet hiver et il a fallu engager plus de 1200 euros de dépenses pour qu’il soit conforme aux normes de sécurité. Les précipitations hivernales (près du double d’un hiver normal) nous ont contraint à des dépenses imprévues afin de sécuriser les plantes et l’accès aux tunnels.

Je me résous donc à faire appel à votre générosité. Je ne choisis par le moyen d’une des plateformes de financement participatif. Leurs commissions prennent une part trop importante des dons à mes yeux. Il vous est possible de contribuer  financièrement de différentes manières : par carte bancaire / PayPal en cliquant sur le bouton présent sur cette page, par chèque ou par virement (coordonnées bancaires sur demande dans ce cas). J'ai choisi de ne pas proposer de montant pour les dons. Vous ferez ce que vous voulez ou pouvez et même si vous faites très peu ça ne sera pas rien.

Je me permets de vous suggérer, en cas de don, d’expliciter la finalité que vous souhaitez lui assigner :

1° La traversée de la crise actuelle.

2° L’écriture d’un livre. La décision en a été prise et les premières étapes sont lancées. Les réactions des éditeurs m’ont conduit à décider d’éditer à compte d’auteur et j’ai demandé des devis à des imprimeurs. Mon choix est arrêté : le budget pour 500 livres de 200 pages en quadrichromie est d’un peu moins de 5000 euros.

3° La participation à mes travaux de recherche. Les voyages d’exploration botanique en constituent la part la plus importante et c’est grâce à eux que Kerveat est devenue en quelques années la première collection mondiale d’aeonium. Mais ce sont loin d’être les seules dépenses en matière de recherche : les achats de livre et articles (le plus souvent au format numérique), les envois de plantes à des chercheurs dans des destinations parfois lointaines, l’acquisition d’hybrides non encore cultivés ici et présents seulement dans d’autres continents, etc.

Si jamais il m’était impossible de respecter la destination que vous aviez affectée à votre générosité (p. ex si la crise sanitaire par sa durée m’obligeait à donner la priorité au point 1), je m’adresserais à vous avant de décider d’une modification d’affectation de votre don.

Je ne sais pas si je parviendrai à remercier personnellement toutes celles et ceux qui voudront bien répondre à cet appel. Permettez-moi donc, par prudence et parce que cela va de soi, de vous exprimer toute ma gratitude.

Hubert Debbasch